Connaîssez - vous la région du Beaujolais?
“A l’Ouest de la route nationale 6, qui conduit de Lyon
à Paris, s’étend entre Anse et les abords de Mâcon,
sur une longueur d’environ quarante-cinq kilomètres.,
une région qui partage avec la Bourgogne, le Bordelais, l’Anjou, les Côtes
du Rhône, etc…, l’honneur de produire
les plus fameux vins de France. Les noms de Brouilly, Morgon, Fleurie, Juliénas,
Moulin à vent, etc…, ont rendu célèbre le Beaujolais.”
C’est ainsi que dans son légendaire roman Clochemerle, Gabriel Chevallier
situe le Beaujolais en mettant d’entrée l’accent sur ce qui fait sa renommée,
c’est- à-dire son vin.
Qui dit vin, dit convivialité et bonne chère. Et pourtant Gabriel Chevalier,
en 1934, ne vante de l’Auberge de Clochemerle que les appas de la belle Adèle
Torbayon et les mérites
de son vin.
Plus près de nous, en 1936, Léon Dodet, dans «l’Almanach du Beaujolais», fait
l’éloge de la cuisine beaujolaise,
mais en insistant sur son vin et sur ses rapprochements
avec la cuisine lyonnaise.
Qu’en est - il donc précisément de la cuisine beaujolaise?
Pour répondre à cette question, il est nécessaire
de distinguer dans la cuisine des chefs d’aujourd’hui,
et dans les recettes de toujours, ce qui est d’apport beaujolais traditionnel,
pour les préparations comme pour les produits. Cela est d’autant plus difficile
que la tentation de nombreux chroniqueurs est d’assimiler cuisines beaujolaise
et lyonnaise à cause de l’identité
de certains produits.
Aujourd’hui tous les chefs pratiquent une cuisine nationale, enrichie des
mêmes bases et des même produits.
Cette gastronomie fait la réputation et la fierté de la France,
et constitue un patrimoine national. Néanmoins certains produits conservent
une identité régionale qui caractérisent leur région.